L’artificialisation des sols est la première cause de l’effondrement de la biodiversité. Comme le rappelle le rapport « Réussir le ZAN tout en réduisant le mal-logement : c’est possible ! », les sols stockent le carbone, absorbent et filtrent l’eau, abritent « une quantité phénoménale d’organismes vivants (faune et flore), permettent les activités agricoles et sylvicoles dont nous avons besoin ».
Or, « la superficie des espaces artificialisés a augmenté de 72 % entre 1982 et 2018 en France métropolitaine tandis que la population n’a crû que de 19 % ». Il y a donc une urgence à stopper l’artificialisation en arrêtant les politiques qui en sont à l’origine.
Répondre à la crise du logement et stopper l’artificialisation, c’est possible, surtout dans un pays où il y a 3,1 millions de logements vides, des millions de logements sous-occupés, mais aussi de nombreuses zones d’activités et de bureaux vides ou sous-utilisés. Si les projets continuent de se multiplier, c’est moins pour répondre à des besoins, que pour répondre aux exigences d’une croissance économique qui n’a pas de sens pour nous, les gens qui veulent bien vivre dans un monde en bonne santé !