Le 28 février 2024, le Tribunal Administratif que nous avions saisi pour contester l’Autorisation environnementale de la ZAC Doulon-Gohards a reconnu que l’arrêté n’était pas conforme à la loi ! Le Tribunal a relevé les insuffisances des mesures environnementales que nous dénonçons depuis des mois, obligeant la métropole à mettre en place les mesures compensatoires dès la phase 1 des travaux. Il y avait bien matière à contester l’arrêté d’autorisation environnementale, une première victoire est actée ! Néanmoins, ces mesures compensatoires sont un moindre mal, en aucun cas elles n’annulent ni ne compensent la destruction brutale de milieux naturels.

Pour autant, alors que les travaux avancent à marche forcée malgré les recours et la colère des habitants, nous faisons appel car le tribunal n’a pas apprécié correctement nos apports sur l’incomplétude de l’étude d’impact en matière d’espèces protégées et d’inventaire de zones humides.

Par ailleurs, alors que le jugement contraint la métropole à mettre en place des mesures de compensation environnementale pour l’ensemble de la ZAC dès la phase 1, la métropole n’a pas la capacité de les mettre en place dès aujourd’hui. Face à cette impasse, le jugement n’est pas annulé pour autant : l’arrêté a été modifié et la métropole a carte blanche pour poursuivre les travaux. C’est une très mauvaise nouvelle pour l’écosystème des Gohards et un très mauvais signal envoyé aux promoteurs, investisseurs et autres prédateurs du vivant.

Nous continuons donc à mener la bataille sur le terrain juridique alors que notre combat gagne en soutien et en légitimité : plus de 100 scientifiques ont signé une tribune pour remettre en question le projet de la ZAC Doulon-Gohards, sur la base d’arguments scientifiques.

Depuis des moins, de mobilisations en tribunaux, nous affirmons et démontrons qu’un autre projet pour Doulon est possible. Aux côtés d’urbanistes, de paysagistes, d’habitants et d’acteurs du quartier, nous avons montré qu’il est possible de loger les Nantais·es dans des conditions dignes et abordables sans détruire les écosystèmes ni les terres agricoles et sans sacrifier ainsi la capacité de nos territoires à se nourrir et être alimentés en eau. Nous continuerons à porter ce projet !