Stop au sacrifice de nos terres sur l’autel des profits
Appel à mobilisation le 9 décembre 2023 à Nantes, à Doulon
Malgré son engagement “à protéger tous les espaces à potentiel de production alimentaire d’ici 2030”, Nantes métropole s’apprête à faire disparaître à Doulon plus de 25 hectares de terres fertiles sous le béton, emportant ainsi une dense biodiversité, des espèces protégées, un espace naturel libre. En bétonnant des hectares de terres fertiles qui pourraient nous nourrir aujourd’hui, tout en réservant quelques m2 d’”espaces comestibles” dans les jardins publics de la ville, la métropole s’obstine dans un cynisme et des logiques mortifères. Ce sont ces mêmes logiques que l’on retrouve dans les projets d’autoroutes absurdes, ou ceux de construction de centres commerciaux et de bureaux au milieu des champs. Se battre ici, c’est se battre contre ces politiques qui sont à l’œuvre partout. La ZAC Doulon-Gohards est un énième projet d’artificialisation maquillée en vitrine pseudo-écolo. À Nantes et dans la plupart des métropoles, malgré les beaux discours, la priorité reste à la croissance et à la métropolisation, avec deux grands perdants, les habitant-es et le vivant.
À Doulon comme ailleurs, le besoin de logement n’est qu’un prétexte. La preuve : aucune alternative à l’artificialisation des terres de Doulon-Gohards n’a été examinée par la métropole pour ce projet, ce qui est pourtant une obligation environnementale. C’est bien ces terres qui sont visées car aujourd’hui “inexploitées”. L’urgence pour la métropole est d’ouvrir de nouvelles mannes aux promoteurs et investisseurs d’une Nantes à vendre.
Car pendant qu’elle condamne Doulon à la bétonisation, Nantes métropole fait des cadeaux en or à Pierre Chartier, propriétaire de Paridis 21 qui a obtenu l’autorisation d’agrandir de 75 000 m² son centre commercial sur un site de 20 hectares. Ce propriétaire d’Atlantis est également le baron local de Leclerc, leader de la grande distribution dont le chiffre d’affaires explose alors que notre pouvoir d’achat s’effondre. Toute la pub “verte” n’y changera rien, les faits sont là : le projet alimentaire de Nantes métropole est de privilégier Leclerc et la grande distribution, au prix du sacrifice des commerces de proximité et des terres maraîchères.
Remettons les choses dans l’ordre : le bien vivre avant le profit. Contre ceux qui nous détruisent, des habitants et travailleurs sont prêts à travailler à des alternatives simples : construire sur des terres déjà artificialisées et prendre soin des terres fertiles.
Construisons des logements sur des zones déjà urbanisées comme à Paridis, cultivons des légumes à Doulon !
Grâce à la lutte menée depuis plus d’un an à Doulon, les travaux de construction au départ prévus pour automne 2022 n’ont toujours pas commencé. Nous appelons à une mobilisation festive et déterminée samedi 9 décembre à partir de 10h au bout de la rue Henri Loiret pour enterrer définitivement ce projet et commencer dès maintenant à construire un autre projet pour Doulon.

