La ZAC Doulon-Gohards, c’est le projet de Nantes métropole qui prévoit la construction de 2 700 logements d’ici 2035. Construire ces logements à cet endroit-là implique de bétonner et d’imperméabiliser plus de 25 ha de sols dans cet ancien quartier nourricier de Nantes. Si la métropole a choisi de maintenir quelques fermes, on parle seulement de 8 ha cultivés… C’est-à-dire pas grand-chose à côté de tout ce qu’on détruit ! 

Une partie des logements prévus seront construits sur des zones humides ou inondables. On ne connaît que trop bien ce type de projets : de belles images de synthèse et du greenwashing à gogo pour vendre. Pour finalement construire des logements de mauvaise qualité sur des espaces inadaptés, faisant couler des milliers de mètres cubes de béton qui condamnent les sols, de l’extraction de sable pour le fabriquer à l’imperméabilisation des terres pour construire. Rappelons que le béton est un des plus grands pollueurs et que des alternatives existent. Après Bottière-Chénaie, l’île de Nantes et bien d’autres, le massacre urbanistique doit s’arrêter. Il est hors de question de continuer à construire les villes comme il y a cinquante ans.

Les habitant-es y aspirent et les scientifiques le disent. Le rapport du GIEC Pays-de-la-Loire est en effet formel : pour enrayer la catastrophe écologique et permettre une adaptation vivable aux dérèglements climatiques, nous devons arrêter d’artificialiser les terres.

La recette est simple : rénovons et construisons sur des zones déjà artificialisées ; prenons soin et régénérons les terres qui accueillent l’eau et la vie.

Alors que Nantes étouffe un peu plus chaque été, et que nous frôlons la rupture d’approvisionnement en eau potable depuis plusieurs années, il nous faut préserver les îlots de fraîcheur, la biodiversité, les sols non imperméabilisés et tous les espaces libres de la ville. 

C’est pourquoi nous refusons de laisser se faire le projet de ZAC Doulon Gohards. Nous avons déjà fait reculer le projet de plusieurs années. Obtenons son abandon !